dimanche 29 juillet 2007

Orient le front oublié, pilote aviateur (12)

Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

XII Le 15 Décembre 1915

La retraite finie, la neige fondue ou presque, nos escadrilles en grande partie "Vaisère" sont installées sur la route de Manestir.

Cette photo représente quelques pilotes et observateurs. L'avion appartient à un Russe.

L'officier avec la peau de bicque est le capitaine "Laurent" chef du Parc.

Richepin est sur la carlingue avec une veste de cuir.

Marcel Ferrand

Plus d'info :
Un site intéressant sur l'Armée d'Orient : Orient, le front oublié.

Les bateaux français et anglais en rade de Salonique (11)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

XI Le 12 Novembre 1915

Villa du Barda... avec la rade de Salonique et tous les bateaux français et anglais qui chaque jour apportent les nouvelles du Pays de France.

Marcel Ferrand

La retraite commence, ils coupent les avions (10)

Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

X 12 Novembre 1915

Avec les caisses d'avion se forment des maisons mais le matériel qui se trouvait dedans est sur le chemin ou sous les tentes à ne rien faire.

Les maisons étaient faites mais le front n'avait encore rien, si bien que la retraite commence et nos avions sans essence furent coupés et mis dans les trains pour Salonique.

Marcel Ferrand

jeudi 26 juillet 2007

Un avion du front (9)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

IX Le 8 novembre 1915

Le téléphone ne va pas assez vite pour les commandes, aussi un avion du front arrive demander du secours au Parc, n'y ayant plus rien au front.
deux heures plus tard, il repartira avec rien de plus étant donné que le parc n'avait encore rien.

Marcel Ferrand



Beau temps à Salonique : 2 novembre 1915 (6)

Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

VI 2 Novembre 1915

Il ne pleut plus le temps semble vouloir revenir au beau. Au fond la villa du capitaine "Denain" et de son Etat-major ainsi que les Faubourgs de la ville.
Les caisses d'essence sont du côté de la mer.

Marcel Ferrand

Les fantassins : où se trouve l'ennemi (5)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

V 30 0ctobre 1915

Il pleut. L'essence arrive mais les avions ne sont pas encore là ; il ne manque qu'eux, car les pilotes sont là. On voit le sergent "Caboury", qui comme les autres attend l'avion.

Pendant ce temps, le front n'est pas trop calme et nos fantassins attendent qu'on leur dise où se trouve l'énnemi.
Mais le Parc a le temps et ils sont bien à Salonique.

Marcel Ferrand

Les Baraques du Parc d'Aviation : 14-18 (4)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

IV 30 Octobre 1915

Il pleut toujours avec rage mais la construction du Parc (d'aviation) se fait.
Les baraques commencent à voir le jour.

Marcel Ferrand



Installation du Parc d'aviation (3)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

III Le 28 Octobre au soir

L'installation au Parc commence à prendre tournure vers le soir. L'essence arrive et le drapeau tricolore flotte au vent mais la pluie a fait rage pendant toute la journée aussi les routes sont comme celle qui se trouve là. Nos avions sont en "frames" entre la ville et nous, avec le matériel. Aussi il ne reste que quelques tentes pour 200 hommes.

Le capitaine Denain avec son état-major se trouve dans une ville à côté.
Marcel Ferrand

Lieutenant Berger, chef photographe : 14-18 (2)


Extrait de l'Album du Pilote aviateur Marcel Ferrand (Armée d'Orient 1915-1916).

II 28 Octobre 1915

Installation au Parc d'Aviation de Salonique. Sélection de photos.
Les tentes des mécaniciens et du personnel du Parc.

Photos prises par le lieutenant "Berger", chef photographe, mort au champ d'honneur le 2 juin 1916 après une chute d'avion. Mort sur le coup.

Marcel Ferrand

Pilote aviateur dans l'Armée d'Orient : 1915 (1)


Cet album de photo est pour moi comme un petit trésor épargné par le temps, qui remonte à la guerre de 14-18. Jeune militaire dans l'armée d'Orient, Marcel Ferrand, fils d'Eugénie Brocard et de Georges Felix Ferrand, tous deux parfumeurs à Moscou en Russie, avait pour beaux-frère Jean Roure, également parfumeur à Grasse.

Il composa cet album durant les premières années du conflit entre 1915 et 1916. L'occasion de prendre des photos de son unité et des pilotes qui l'accompagne. Il le deviendra lui-même, subissant de multiples accidents de vol dont il réchapa avec néanmoins quelques séquelles.

Ces photos sont rares. Soulignent la fragilité de ces coucous dans les premières années de l'aviation militaire. Marcel Ferrand disparaîtra plus tard quelques jours avant le fin du premier conflit mondial, dans l'enfer des tranchés.

Dans les prochaines nouvelles je vous propose de découvrir ces clichés.
En légende :

"Armée d'Orient
Octobre 1915
Le Parc d'Aviation sur le bateau "Dive d'Aoste"
Premier Débarquement
Commandant (capitaine) "Denain".

Photos prises dans la rade de Salonique avant le débarquement. 8 jours de mer dont quatre de très mauvais temps.

Marcel Ferrand
Pilote aviateur d'Orient MF86

lundi 23 juillet 2007

Villa Roure à Grasse

© Auteur du blog "... histoire des Roure" et famille Roure

C'était une magnifique maison art nouveau construite par les deux frères Roure, Louis et Jean. Ce dernier avait 27 ans lors de la construction. Au 5 et au 12 boulevard Carnot à Grasse se trouvaient deux des maisons Roure.

Quelques cartes postales soulignent ces villas d'un autre temps postées sur les hauteurs de la ville qui petit à petit au tournant du siècle remplacent les champs de roses ou de jasmin.
Cette photo rescapée donne une idée du magnifique jardin qui remporta à la grande époque quelques prix. La famille Roure et Ferrand y prend un instant le soleil timide de cette année 1912. Quelques années plus tard, la Grande Guerre en fauchera tristement quelques membres.

La salle à manger de la maison était immense dans les souvenirs de mon père, tant celui-ci aimait y user ses patins à roulettes. Les fenêtres étaient souvent fermées pour se protéger de la chaleur et épargner les meubles ou tissus.

Notre arrière grande tante Lucie Landry revenue de Russie, s'y occupait de gérer l'intendance, les menus et les cuisines...

Je n'ai pas connu cette maison. Mon grand-père la vendait il y a presque 40 ans.
Et si nous rassemblions les notes et souvenirs des membres de la famille qui ont eu l'occasion de l'habiter ?